Du Bataclan à l’Italie : comment les enquêteurs ont retrouvé « La jeune fille triste », l’oeuvre volée de Banksy

En janvier 2019, trois hommes masqués découpent à la disqueuse une porte du Bataclan sur laquelle Banksy a peint « La jeune fille triste ». Un an plus tard, c’est un cambriolage dans un magasin de bricolage en Isère qui met les enquêteurs sur la piste des voleurs. 

Une disqueuse volée en Isère, de la vidéo surveillance, des écoutes, des suspects bavards… : voici comment La jeune fille triste du street artiste Banksy, peinte sur une porte du Bataclan à Paris en hommage aux victimes des attentats de 2015, a été retrouvée en Italie un an et demi après son vol.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019, à 4h du matin, trois hommes, capuche sur la tête et masque sur le visage, découpent à la disqueuse une porte du Bataclan. Ce n’est pas n’importe quelle porte. Il s’agit de la porte arrière de la salle de spectacle parisienne sur laquelle le street artiste Banksy a peint The sad young girl (La jeune fille triste), en hommage aux 90 personnes tuées le 13 novembre 2015 lors d’un concert dans ce lieu, au cours d’une série d’attaques jihadistes à Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts au total ce soir-là.

L’opération n’aura duré que quelques minutes. Les trois voleurs embarquent la porte dans une camionnette Citroën dont la plaque d’immatriculation a été dissimulée, selon les images de vidéo surveillance recueillies par les policiers du deuxième district de police (…)

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« Greenland – le dernier refuge », film catastrophe familial spectaculaire et bien tourné

Un des rares films américains à grand spectacle de l’été, réalisé par un spécialiste du cinéma d’action.

Le danger vient de l’espace : Greenland – le dernier refuge renoue mercredi 5 août avec les films catastrophe tels que Le Choc des mondes (Rudolph Maté, 1951) ou Armageddon (Michael Bay, 1998). Aux commandes : Ric Roman Waugh, qui s’est illustré dans le cinéma d’action avec notamment La Chute du président (2019), où Morgan Freeman donnait la réplique à Gerard Butler. Il retrouve ce dernier dans un film spectaculaire et malin, qui comble le manque de films américains en cette période de sorties mollassonnes.

Apocalypse now

Ingénieur architecte, John Garrity reçoit un message présidentiel l’invitant à évacuer sa résidence avec son épouse et son fils, pour rejoindre un mystérieux refuge. Il a été sélectionné pour échapper à l’impact d’une comète qui va détruire 75% de la vie terrestre, dans quelques jours. Leur périple est parsemé d’embuches, où la convoitise du précieux sésame pour survivre le dispute à la solidarité, alors que les météores pleuvent, avant un dernier impact fatal.Collision avec un astéroïde, tremblement de terre, tsunami, explosion volcanique, incendie, animaux géants… la nature menace l’humanité dans plus d’un film depuis les débuts du cinéma (Eruption volcanique à la Martinique, Georges Méliès,1902). Greenland est le dernier avatar du genre, avec une dimension (…)

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« White Riot » : le combat rock contre le racisme et les violences policières au cœur du documentaire de Rubika Shah

Dans l’Angleterre de la fin des seventies, face à l’extrême-droite nationaliste, le mouvement « Rock Against Racism », emmené par les meilleurs groupes des scènes punk et reggae, va fédérer une grande partie de la jeunesse britannique. Le documentaire « White Riot » de Rubika Shah nous le raconte.

C’est une période étrange, il flotte des choses malsaines dans l’air. David Bowie, par exemple, l’esprit embrumé par les drogues, délire sur une Angleterre « prête à accueillir le fascisme« . Eric Clapton, qui a porté si haut le blues, la musique des esclaves, s’enflamme pour Enoch Powell un suprémaciste blanc. Rod Stewart se lâche aussi sur les immigrés qu’il faut d’urgence « renvoyer chez eux« , lui qui vient de s’installer à Los Angeles. Tous regretteront plus ou moins clairement ces horreurs, mais sur le moment ils ont l’air d’y croire.

Racisme décomplexé

En cet hiver 1976, le National Front se montre de plus en plus présent, ses activistes ultra-nationalistes multiplient les provocations et les appels à la haine. Les tabloïds ne sont pas en reste, s’attaquant chaque jour aux immigrés, ces « envahisseurs« . Sur les palissades, des graffitis « Dehors les négros« , les affiches du NF promettent de « nettoyer la racaille des rues ».

Chaque jour, des incidents surviennent entre la police et les jeunes, à Londres et dans plusieurs cités anglaises. Au coeur des tensions, la Sus (…)

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« On est entre le quart et le tiers de la fréquentation normale » : les salles de cinéma désertées par les spectateurs

Alors que les cinémas sont autorisés à rouvrir depuis le 22 juin, le public se fait toujours attendre. De nombreuses salles accusent des baisses record de fréquentation, comme à Palaiseau, en Essonne.

Dans l’après-midi du dimanche 2 août, quatre films sont programmés en même temps dans ce cinéma à Palaiseau (Essonne). Pourtant, même si les séances ont commencé, seules « trois salles tournent avec un petit peu de monde », observe Gérard Lemoine, le directeur de l’établissement. « Nous on est contents, enfin non pas contents, mais on se dit que c’est pas mal par rapport à la moyenne ». Signe de ce marasme dû à la crise sanitaire, à Paris, le Grand Rex a décidé de fermer à partir de lundi 3 août pour tout le mois et pour la première fois de son histoire, alors que les spectateurs désertent les salles obscures.

En tout, sur les 550 places disponibles dans le cinéma de Palaiseau, une cinquantaine seulement sont occupées, notamment par Marie. « Je trouve que c’est un peu triste parce que j’aime bien, par exemple pour les films comiques, entendre les gens rire. C’est quand même une ambiance. » Elle va justement voir une comédie, Terrible jungle. Et elle pourra au moins rire avec Sylvie, qui vient au cinéma chaque dimanche et qui se retrouve elle aussi souvent dans une salle vide. « On est souvent tout seuls. Pour respecter les distances, il n’y a pas de souci. On ne (…)

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Fréquentation en baisse dans les cinémas d’art et essai : « Beaucoup d’exploitants se posent la question de garder le personnel »

En plus des pertes liées au Covid-19, le président de l’association française des cinémas art et essai craint que le public occasionnel ne revienne plus dans ces salles. 

« Beaucoup d’exploitants se posent la question de garder le personnel », a expliqué sur franceinfo lundi 3 août François Aymé, président de l’association française des cinémas art et essai. La situation est difficile pour l’ensemble du secteur depuis la crise du coronavirus. Il redoute aussi un changement de comportement après la crise sanitaire : « Quand les cinémas vont retrouver l’offre habituelle, est-ce que les gens, notamment le public occasionnel, vont revenir aussi souvent ? ».

franceinfo : Est-ce que les salles d’art et d’essai rencontrent les mêmes difficultés que l’ensemble des cinémas ?

François Aymé : Tous les cinémas de France sont touchés par une baisse de fréquentation de l’ordre de 75%. En France, il y a à peu près quatre millions de personnes qui vont au cinéma chaque semaine et là on est plutôt aux alentours d’un million. Les cinémas arts et essai sont un peu moins touchés. On est plutôt aux alentours 50%, mais c’est une baisse historique. On n’a jamais vu une situation pareille.

Est-ce seulement lié à la situation sanitaire ?

Il y a le contexte sanitaire, évidemment. Il y a aussi l’offre de films qui est moindre, que ce soit pour les productions américaines (…)

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