Federer sans rival ?

 lt;p gt;Rafael Nadal et Roger Federer ont rendez-vous  agrave; Londres. lt;/p gt; (Twitter)
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Attendu ce dimanche, sur le court, en ouverture du Masters, Roger Federer s'impose cette année comme le grand favori du tournoi des maîtres. Malgré la présence du n°1 mondial Rafael Nadal, assurément pas au meilleur de sa forme.

C'est un drôle de Masters qui s'ouvre ce dimanche à Londres, avec ses deux têtes d'affiche majuscules, les Rafael Nadal et Roger Federer, mais aussi et surtout pas moins de quatre novices: Grigor Dimitrov, Jack Sock, Alexander Zverev et David Goffin, lequel avait tout de même joué - et perdu - un match l'an dernier en qualité de remplaçant. Marin Cilic et Dominic Thiem, qui lui a connu son baptême du feu en 2016, complètent un casting pour le moins original puisqu'amputé des cadors que sont Novak Djokovic (lauréat du trophée de 2012 à 2015) et Andy Murray (tenant du titre).

Au vu des forces en présence et de son excellente saison, Roger Federer fait assurément figure de grand favori. Vainqueur de sept tournois et crédité de 49 victoires pour seulement 4 défaites en 2017, l'intéressé n'en demeure pas moins modeste à l'heure d'aborder la compétition. "Pour certains, je suis l'homme à battre, un peu moins pour d'autres. Moi, je me vois comme un mec qui peut gagner, mais sans plus. En tout cas, je ne pense pas à la demie ou à la finale comme d'autres ont tendance à le faire", souffle-t-il, serein, en conférence de presse. Cela en prenant soin de glisser tout de même: "Ce tournoi m'a toujours bien réussi. J'apprécie tout particulièrement les conditions de jeu londoniennes..."

Nadal apte au service ?

Six fois lauréat du Masters (2003, 2004, 2006, 2007, 2010 et 2011, un record)- pour 10 finales disputées en 14 participations (autre record) - le Bâlois aux 95 titres ATP compte pourtant plus de finales malheureuses que victorieuses dans la capitale anglaise (hors gazon s'entend), lui qui reste notamment sur trois échecs ultimes face au Djoker dans l'O2 Arena, essuyés en 2012, 2014 (forfait) et 2015. Mais qu'importe les chiffres quand les sensations sont là. Un constat que peut également faire Rafael Nadal. Avec plus d'amertume assurément.

S'il a sauvé son trône à Paris la semaine passée, le Majorquin n'en demeure pas moins préoccupé par ses soucis récurrents au genou droit - une douleur qui l'a contraint à l'abandon avant son quart de finale à Bercy. Aussi le n°1 mondial se veut-il déterminé mais prudent à l'amorce de cette ultime semaine de l'année. "C'est difficile de régler ce problème en peu de jours. Evidemment, mon genou me gêne toujours, mais j'espère pouvoir gérer le problème et jouer à mon meilleur niveau", confesse-t-il la mine fermée, tout en précisant: "Si je ne pensais pas être prêt pour lundi, je ne serais pas là. J'ai fait tout ce qu'il fallait pour être compétitif à 100%. En revanche, ce qui va se passer ces prochains jours, je ne peux pas le prédire..." Gageons toutefois que Rafael Nadal pourra pleinement défendre ses chances. Avec la perspective forcément galvanisante d'inscrire enfin son nom au palmarès du tournoi des maîtres. Si la finale tant attendue le 19 novembre prochain devait avoir lieu, rappelons tout de même que Roger Federer a déjà battu son homologue espagnol à quatre reprises cette saison: en finale de l'Open d'Australie, en huitièmes à Indian Wells, en finale à Miami et encore en finale, plus récemment, à Shanghai.

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