Boudjellal: "Qu'on "tue" un arbitre, ce n'est peut-être pas la meilleure solution"

Sports.fr - AA

Même sous le coup d'une suspension de 8 semaines pour ses critiques contre l'arbitrage, Mourad Boudjellal tire encore à boulets rouges sur les directeurs de jeu, mais annonce aussi sa proposition d'un plan de financement. Pour "leur donner les moyens".

Dimanche, à Mayol (14 heures), Mourad Boudjellal au moins ne s'en prendra pas aux arbitres français. Ce qui ne signifie pas que le président d'un Rugby Club Toulonnais opposé aux Italiens du Benetton Trevise dans le cadre de la 5e journée de Champions Cup épargnera pour autant Luke Pearce si l'Anglais vient à s'illustrer aux dépens du RCT.

En attendant, le patron du club varois, même actuellement sous le coup d'une suspension de huit semaines pour ses critiques envers le corps arbitral en Top 14, remet le couvert. Incorrigible, mais convaincu que son club est accablé cette saison par les erreurs d'arbitrage, la dernière en date lors de la défaite (13-12) des Toulonnais à Brive et un essai non accordé au demi de mêlée Alby Mathewson sous les poteaux.

"J'ai eu Joel Dumé, le patron des arbitres, au téléphone, raconte Mourad Boudjellal. On a discuté assez longuement. Lui ne peut pas le dire, mais je vais vous dire ce qu'il m'a dit : « Depuis le début de la saison, je vous promets que ce n'est pas volontaire. » Mais qu'à Brive, quand le demi de mêlée retient Alby Mathewson par le bras, il y a pénalité, c'est indiscutable, il n'y a pas de débat, il n'y a pas de débat (il insiste). Il me dit que c'est le facteur émotionnel que l'arbitre (M. Brousset) n'a pas digéré. « Donc j'ai appelé l'arbitre et je l'ai jeté. » (il cite ici encore M. Dumé)"

"Mais, moi, je dis : « Si t'as le vertige, tu ne fais pas laveur de carreaux dans les buildings à New-York. » Et si tu ne sais pas gérer le facteur émotionnel, tu ne fais pas arbitre. (...) Je dis une chose très simple : soit on tue un arbitre, ce n'est peut-être pas la meilleure solution... soit on leur donne les moyens. Leur donner les moyens, c'est aussi regarder les choses en face. Ceux qui sont incompétents, ils dégagent. Il n'y a pas de stagiaire en Top 14. Le facteur émotionnel, je ne veux plus en entendre parler. Un arbitre, c'est une bête froide." La critique reste rude, mais elle s'accompagne cette fois d'une initiative avec l'intention de l'ancien éditeur de BD de proposer le 6 février, à l'occasion du comité directeur de la Ligue nationale de rugby (LNR) "un plan de financement pour l'arbitrage professionnel". Mais, prévient-il, "après, il n'y aura plus d'excuses."

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