France 2023 à l'heure du verdict

 lt;p gt;Bernard Laporte va-t-il r eacute;ussir  agrave; renverser l #39;avis d eacute;favorable  eacute;mis par World Rugby sur le dossier de France 2023 ? Rien n #39;est moins s ucirc;r... lt;/p gt; (Reuters)
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C'est mercredi (14 heures) que le rugby français saura s'il obtient l'organisation du Mondial 2023. Bernard Laporte, présent à Londres, tente de renverser une tendance défavorable, sous peine de subir un terrible camouflet.

Le 24 septembre dernier, la virée londonienne de Bernard Laporte et de la délégation française avait été autrement plus détendue à l'occasion d'un grand oral de présentation d'un dossier que la FFR présentait encore à l'époque comme insubmersible. Pour un peu, à entendre « Bernie » et son fidèle sherpa Claude Atcher, le Directeur de la candidature française, l'affaire était entendue : trop d'atouts dans la manche de France 2023 pour que World Rugby ne tombe pas sous le charme et ne choisisse pas de confier à nouveau l'organisation de la Coupe du monde à la France, dix ans après une édition 2007 couronnée de succès pour une organisation sans faille dans l'Hexagone, à défaut d'avoir souri aux Bleus de Laporte, échoués au pied du podium à l'époque devant leur public (*).

Huit semaines plus tard et l'euphorie est clairement retombée avec la publication du rapport d'évaluation des dossiers sud-africain, français et irlandais ; et une recommandation technique aux allures de douche froide pour Laporte et son équipe, dont le « bébé » est apparu soudain moins séduisant aux yeux des instances internationales, qui ont choisi de placer l'Afrique du Sud en pole.

Un volet économique vraiment décisif ?

Un déni de réalité pour l'ancien sélectionneur et ministre qui, ulcéré, a pris le risque d'attaquer frontalement World Rugby, taxé pêle-mêle d'"incohérence, incompétence, négligence", en mettant en doute la probité dudit rapport. Des critiques partagées par l'Irlande. Au risque de se mettre à dos les décideurs. Pour Laporte, il est inconcevable que la France, un an après la réussite de l'Euro 2016 de football, puisse être devancée sur les critères de la qualité des stades, mais aussi de la sécurité ou encore de la lutte contre le dopage, en raison d'une législation jugée... trop coercitive !

Les courriers et autres récriminations adressées à Bill Beaumont, le patron de World Rugby, ont été accueillis très fraîchement. Depuis, Laporte et ses équipes ont entamé un travail de lobbying intense, presque sans relâche, pour convaincre de la pertinence de leur dossier, notamment sur le volet économique, les présidents de fédération, qui auront mercredi, au Royal Hotel Garden de Londres, la décision finale entre leurs mains à l'occasion du vote à bulletins à secrets, dont le verdict est attendu en début d'après-midi, atour de 14 heures. D'ici là, Laporte, à pied d'oeuvre dans la capitale anglaise depuis dimanche et donc absent à Lyon, mardi, pour la vraie fausse revanche face aux All Blacks, va tenter le tout pour le tout. Il y va de sa crédibilité et plus encore de l'avenir de son mandat.
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(*) Dominés dès le match d'ouverture par les Pumas, les Bleus avaient été humiliés une nouvelle fois par ces mêmes Argentins dans le match pour la 3e place.

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