Le retour de la grande Espagne ?

 (Reuters)
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Après sa Coupe du monde manquée, l'Espagne, désormais dirigée par Luis Enrique, a déjà retrouvé toute sa splendeur. Après le 6-0 infligé à la Croatie en septembre, la Roja s'est imposée 4-1 au pays de Galles, avec une formation remaniée.

A ceux qui s'inquiétaient de l'élimination de l'Espagne, à la Coupe du monde, en se demandant si l'on était en train d'assister à une fin de règne de la "Roja" et son jeu de possession, la formation désormais emmenée par Luis Enrique est en train de d'apporter une réponse cinglante. Après la victoire en Angleterre (1-2) et surtout la correction infligée aux vice-champions du monde croates (6-0) en septembre, en Ligue des nations, l'Espagne a corrigé le pays de Galles (1-4), jeudi soir en amical, malgré de nombreux changements opérés. "C'est l'Espagne de l'ère impériale", estime AS.

Le style de jeu, pourtant, n'a pas trop évolué. La Roja aime toujours autant avoir le ballon, à l'image de la performance de Rodri, qui a réussi 128 de ses 131 passes (97.7% de réussite), frôlant ainsi le record du Xavi de la grande époque (136/138, 98.5%, contre la Corée du Sud en 2011). Mais l'efficacité est de retour, incarnée par les chiffres fous de Paco Alcacer, auteur d'un doublé à Cardiff pour porter son total à 9 buts sur ses 5 derniers matches. L'attaquant de Dortmund est le symbole de ce Luis Enrique à qui tout réussit, avec par exemple ce trio d'attaque composé d'un ancien flop du Barça (Alcacer), d'un rejet du Real (Morata) et d'un joueur qui n'a jamais joué la Ligue des champions (le Milanais Suso). Et ça marche, pour l'instant.

"Ça m'enchante qu'il y ait autant de joueurs capables de venir avec nous en sélection, a réagi Luis Enrique. Il sera de plus en plus difficile d'entrer dans la liste." A noter que, pour la première fois depuis plus de deux ans, et un match amical contre la Corée avant l'Euro 2016, la Roja ne comptait dans ses rangs aucun joueur du FC Barcelone. Gerard Piqué a pris sa retraite internationale, Jordi Alba est toujours écarté, et Sergio Busquets faisait partie des joueurs laissés au repos dans l'optique du match de Ligue des nations contre l'Angleterre lundi soir. Où ce n'est pas le demi-finaliste de la dernière Coupe du monde qui partira favori, loin de là.

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