Mbappé évite le pire aux Bleus

 (Reuters)
Sports.fr - AA

Longtemps menée et malmenée par l'Islande, jeudi soir à Guingamp, l'équipe de France a arraché le match nul (2-2). Grâce à un Kylian Mbappé décisif après son entrée en jeu.

L'essentiel est préservé: les champions du monde sont toujours invaincus. Mais ils ne sont pas passés très loin de la correctionnelle contre l'Islande (2-2), jeudi soir à Guingamp. Il a fallu attendre les cinq dernières minutes de cette rencontre amicale pour que les Bleus prennent soudainement conscience de ce qui leur pendait au nez, à savoir leur première défaite depuis sept mois (*). Un résultat nul qui ne fera sans doute pas le bonheur de Didier Deschamps, à cinq jours d'un match de Ligue des nations face à l'Allemagne qui, cette fois, comptera vraiment.

C'était un risque, les changements opérés par "DD" ont eu pour conséquence un début de match assez brouillon des Bleus - à part dans les cinq premières minutes -, à l'image d'un Florian Thauvin et d'un Ousmane Dembélé pas toujours justes dans leurs choix. Les deux ont été remuants sur leur côté respectif, mais ils ont manqué de finesse technique. Le Marseillais, qui fêtait sa toute première titularisation, a accumulé les ballons perdus et raté la cible (29e) quand le Barcelonais, lui aussi maladroit devant le but (34e), a souvent trop tardé à orienter le jeu.

Lloris tentaculaire

Et si Steven Nzonzi, costaud au milieu et dangereux sur une belle frappe lointaine (44e), a rendu une bonne copie, les seconds couteaux défensifs n'ont pas été à la fête non plus. Presnel Kimpembe est ainsi à l'origine de l'ouverture du score signée Birkir Bjarnason (0-1, 30e). Son duel perdu face à Alfred Finnbogasson, au poteau de corner, a permis au milieu islandais de tromper la vigilance d'Hugo Lloris. Une action sur laquelle le "suppléant" Lucas Digne, comme l'ensemble de l'arrière-garde bleue, a également fait preuve d'un manque d'agressivité coupable.

Ce but était alors mérité, même si la possession était à l'avantage des champions du monde, car les Nordiques ont été plus mordants, plus conquérants. Et sans un Hugo Lloris impérial sur une triple parade au sol (37e), c'est même avec deux buts de retard qu'ils auraient rejoint les vestiaires ! "En termes d'envie et de détermination, on doit faire beaucoup mieux que ça, a reconnu "DD" à la pause, sur TF1. Je ne peux pas être satisfait de ce que j'ai vu en première période. On n'a pas le droit de faire ça. Au niveau des intentions, on doit faire plus que ça."

Les murs du vestiaire tricolore ont-ils tremblé ? Didier Deschamps ne le dira pas. L'entame de seconde période le laisse néanmoins penser puisque Ousmane Dembélé (50e), Florian Thauvin (52e) et Antoine Griezmann (54e) ont tour à tour alerté le portier adverse Hannes Halldorsson. Mais la satisfaction a été de courte durée pour le sélectionneur des Bleus. Dans la foulée de ce temps fort tricolore, l'Islande a effectivement doublé la mise sur un corner coupé au premier poteau par Kari Arnason, lâché par un Presnel Kimpembe encore en difficulté (0-2, 58e).

Mbappé change tout

Un retard qu'Olivier Giroud, transparent à la pointe de l'attaque, n'a jamais été en mesure de combler. Si les entrées de Kurt Zouma, Thomas Lemar, Tanguy Ndombele et Dimitri Payet n'ont pas changé grand-chose, celle de Kylian Mbappé a fait un bien fou (59e). Par ses accélérations, ses provocations, le jeune attaquant du PSG, ménagé en raison d'une petite alerte à la cuisse, a fait douter la défense islandaise. Et c'est sur l'une de ses frappes, poussée au fond par le malheureux Holmar Eyjolfsson (1-2, 86e), que les Français se sont remis à y croire.

En moins de cinq minutes, le phénomène parisien a renversé la vapeur, profitant d'un penalty suite à une main de Kolbeinn Sigthorsson pour inscrire son dixième but en sélection et arracher l'égalisation (2-2, 90e). "C'est l'équipe qui a remarqué qu'il fallait faire quelque chose en seconde période, a-t-il réagi au coup de sifflet final. Moi, j'apporte ce que je peux. On ramène le nul sans perdre, mais on s'en veut quand même un peu." Il faudra effectivement que les Bleus montrent un autre visage, mardi soir contre la Mannschaft, pour ne pas redescendre de leur nuage.

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(*) La dernière défaite des Bleus remonte au 23 mars dernier contre la Colombie (2-3), au Stade de France.

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