Lamerat, la voix qui dénonce la préparation des Bleus

 lt;p gt;Contraint de renoncer sur blessure  agrave; la tourn eacute;e de novembre, Lamerat a effectu eacute; son retour sur les terrains face  agrave; Agen. lt;/p gt; (ICON SPORT)
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Dans un entretien accordé à nos confrères de La Montagne, Rémi Lamerat ose remettre en cause la préparation physique des internationaux inscrits sur la liste "Elite" du XV de France. Et le trois-quarts centre lance un appel: "Il faut laisser faire les clubs...".

"Maintenant, il va falloir se poser les bonnes questions. Mais ça ne suffit pas... Il va falloir aussi cette fois trouver les réponses." Louis Picamoles, au soir du sinistre match nul (23-23) concédé face au Japon, appelait de ses voeux l'autocritique qui s'impose pour débusquer les manquements d'un XV de France à la dérive lors de la dernière tournée d'automne. La détresse du n°8 tricolore qui, en grosses difficultés sur le terrain, sera apparu cet automne à des années-lumière de son meilleur niveau.

A la question de savoir pourquoi le Montpelliérain a, comme la grande majorité de ses coéquipiers sous le maillot bleu, dévissé à ce point sur le plan physique, une voix s'élève pour apporter sa réponse. Rémi Lamerat (27 ans, 16 sélections), parce qu'il a dû renoncer sur blessure à la tournée, n'apparaît de prime abord le mieux placé pour s'immiscer dans le débat. A ceci près que le trois-quarts centre clermontois a pris part, comme l'ensemble des internationaux inscrits sur la fameuse liste « Elite », à la préparation estivale imposée par la convention à ces Bleus censés être protégés. Et surtout mis dans les meilleures dispositions.

"Mon sentiment, c'est que ça n'a pas été du tout adapté à la construction d'une saison d'un joueur professionnel en Top 14 et à l'enchaînement des matches, déplore Lamerat dans les colonnes de La Montagne. Je l'ai ressenti. Dans mon cas, je n'ai pas été au mieux physiquement, pas seulement à cause de ça, mais ça ne m'a pas aidé. A côté de ça, j'ai vu des joueurs qui ont réussi à progresser et à se sublimer, constate-t-il. Ça restera un débat sans fin, mais je pense qu'il faut laisser faire les clubs qui font du bon boulot plutôt que de vouloir s'occuper de tout." Un taquet évident à l'adresse de Novès et de son staff. Pour le Champion de France, cette préparation, annoncée comme la panacée, a été faite en dépit du bon sens, ni plus ni moins: "Je pense que ça n'a pas été fait au moment opportun, juge-t-il. Soit on fait les choses à fond, soit on ne les fait pas. Les faire à moitié et bricoler, je ne pense que ce soit bon pour les joueurs." A bon entendeur...

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