Ralentir pour mieux jouir : qu'est-ce que le slow sex ?

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Et si le secret de l'extase était de ralentir la cadence pendant l'acte sexuel ? Les adeptes du « slow sex » en sont persuadés. D'après eux, plus c'est lent, plus c'est bon.

Et si le secret de l'extase était de ralentir la cadence pendant l'acte sexuel ? Les adeptes du « slow sex » en sont persuadés. D'après eux, plus c'est lent, plus c'est bon. Slow sex : c'est quoi ? 

Le « slow sex » (traduisez par « sexe lent » en français) est une notion qui tranche avec notre conception habituelle de la sexualité, selon laquelle désir et plaisir sont forcément associés aux notions de pulsion et d'excitation. Ici, il s'agit plutôt de ralentir le rythme afin de mobiliser tous nos sens et d'être pleinement conscient de nos émotions pendant l'acte sexuel

Dans l'introduction de son livre « Slow Sex, faire l'amour en conscience » (Almasta Editions, 2013), la sexothérapeute Diana Richardson résume efficacement le concept de slow sex, qu'elle a en partie théorisé avec son mari Michael : « Nous proposons de ralentir et d'être pleinement présents à chaque instant de la relation sexuelle au lieu de faire l'amour d'une façon si intensément tournée vers l'orgasme que nous passons à côté de la possibilité de ressentir de subtiles nuances tout au long de l'union sexuelle. »

Oublier la performance pour se concentrer sur les sensations 

Le slow sex s'inscrit dans une démarche de remobilisation des sens, d'ouverture aux émotions, mais surtout, point très important, d'affranchissement de l'obligation de performance. Un principe qui peut dans un premier temps dérouter certains hommes, mais qui les déleste aussi d'une lourde responsabilité : jouir à tout prix. Comme l'explique le sexothérapeute Alain Héril au magazine Psychologies, « nombre d'entre eux se plaignent d'être celui qui porte l'entière responsabilité de l'excitation et du plaisir de leur compagne ; ce rééquilibrage des rôles permet à chacun de donner et de recevoir, donc de faire baisser pression et frustration. »

De plus, la société dans laquelle on vit nous oblige, d'une certaine manière, à rentabiliser notre temps. Et cela vaut aussi pour le temps de la sexualité, d'où la course à l'orgasme. Or le slow sex nous enseigne le contraire : la jouissance s'obtient avec le temps, les caresses, le regard, le souffle, les émotions et les sensations. La tête et le corps ne font plus qu'un... c'est faire l'amour en pleine conscience. 

Slow sex : comment le mettre en pratique ? 

Les préliminaires sont vos meilleurs alliés : massez, touchez, caressez les zones érogènes bien sûr, mais aussi toutes les parties du corps que l'on a tendance à oublier (à tort !) comme le dos, le cou, l'intérieur des cuisses, les épaules, les poignets, les oreilles... Ensuite, on le répète, n'envisagez pas l'orgasme comme le but ultime de l'acte sexuel. Concentrez-vous plutôt sur le chemin et non sur la destination.

Et si vous testiez le peaking ? Cette pratique, qui s'inscrit totalement dans la lignée du « slow sexe », consiste à retarder l'orgasme pour en augmenter l'intensité : lorsque l'on sent l'orgasme arriver, le « but du jeu » est de ne pas le laisser nous envahir en le contrôlant. Pour cela, il faut y aller doucement, ralentir la cadence et se concentrer sur la sensation très agréable procurée par la montée orgasmique. Avec un peu d'entraînement, il est même possible de contrôler le flux et le reflux de cette montée orgasmique : sentir la vague de plaisir monter, monter... la faire redescendre... puis la faire remonter... et ainsi de suite jusqu'à l'inévitable bouquet final.  

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