"Vous êtes brutal" : l'échange tendu entre une infirmière et Emmanuel Macron

Medisite - AA

Lors de la visite de l'hôpital Delafontaine en Seine-Saint-Denis, le Président a eu un échange dynamique avec une infirmière. Celle-ci l'a pris à partie sur son mode de gouvernance.

La visite présidentielle a été mouvementée. Vendredi 1er décembre 2017, Emmanuel Macron s'est rendu à l'hôpital Delafontaine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Mais une infirmière a pris à partie le Président quant au rythme de ses réformes et à la façon dont il les applique.

"Je ne suis pas un brutal, je suis un énergique."

"On veut bien du changement, mais pas brutalement comme vous le faites, avec douceur. Vous nous bousculez. Allez doucement, pas tout d'un coup", a en effet critiqué l'infirmière, selon Ouest-France avec l'AFP. "Je ne suis pas un brutal, je suis un énergique", lui a alors répondu le Président. "Vous êtes un brutal, pas comme Brigitte, elle est plus calme que vous", a rétorqué la soignante. Emmanuel Macron a alors développé son propos : "Si on ne fait pas les choses un peu vite, on n'arrivera pas à les faire. Ça fait longtemps qu'on attend vous savez." Mais l'infirmière n'était pas à court d'argument : "Ce n'est pas notre faute si eux n'ont pas pu faire", lui a répondu l'infirmière. Ce à quoi le chef de l'Etat a répondu "ce n'est pas de la mienne nous plus".

"Nous les petits, on le ressent"

L'échange ne s'est pas arrêté là, puisque l'infirmière a poursuivi : "Ce n'est pas parce qu'on vous a donné le pouvoir que vous devez nous faire tout brutalement comme ça." Et quand Emmanuel Macron lui a demandé "Qu'est ce qui est brutal ?", elle a répondu : "Tout ce que vous mettez en oeuvre, c'est fait brutalement [...] On veut bien, mais alors douceur." Ultime justification du Président : "Si on ne fait pas les choses parfois un peu vite, on n'arrivera pas à les faire. C'est une montagne qu'on a à faire. Y en a qui n'ont pas fait pendant des années et des années", a plaidé le Président. C'est finalement la soignante qui a eu le dernier mot, non sans une touche finale d'humour : "Paris ne s'est pas fait en un seul jour. Allez doucement. Si vous n'avez pas le temps de tout faire, l'autre qui viendra après vous fera le reste que vous avez commencé. Faire tout d'un coup c'est beaucoup pour nous. Vous ne le ressentez pas, mais nous les petits on le ressent. Tous les décrets que vous avez faits, tous les changements, ça a été brutal pour nous. Nous les petits on souffre de cela. Mais sinon, à part ça, ça va."

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