Polyarthrite rhumatoïde : 4 médicaments déremboursés

Medisite - AA

Le Journal officiel vient d'annoncer le déremboursement des anti-TNF en première ligne dans le traitement de la Polyarthrite rhumatoïde.

Dans un arrêté du Journal officiel du 10 novembre 2017, le gouvernement annonce la liste des spécialités pharmaceutiques qui ne sont plus prises en charge par l'Assurance maladie pour traiter la polyarthrite rhumatoïde (PR).

La liste des spécialités

Les médicaments déremboursés sont l'étanercept (Benepali® 50 mg, Enbrel® 25mg et 50 mg) l'adalimumab (Humira® en 40 mg) l'infliximab (Rémicade® en 100 mg) et le golimumab (Simponi® en 100 mg). Ils concernent le traitement de la PR sévère, active et évolutive de l'adulte non précédemment traitée par le méthotrexate. Ces décisions de déremboursements font suite à la Haute Autorité de Santé (HAS) qui a jugé insuffisant le service médical rendu (SMR). Pour rappel, le SMR est une mesure de l'efficacité et de l'utilité des médicaments vendus en France. Il est évalué par la Commission de transparence de la Haute Autorité de santé (HAS). L'évaluation prend en compte la gravité de la maladie pour laquelle le médicament est indiqué, son efficacité pour prévenir ou soigner cette maladie, son intérêt pour la santé publique et ses effets indésirables.

Le méthotrexate désormais favorisé

Le 20 juillet 2016, la Commission de la transparence a recalculé le SMR des anti-TNF Enbrel® (étanercept), Humira® (adalimumab), et Remicade® (infliximab) qui avaient un SMR considérablement élevé dans le traitement de la polyarthrite rhumathoïde. La HAS, au sujet de la place des anti-TNF dans la stratégie thérapeuthique déclarait : "La prescription d'un biologique (en association avec le méthotrexate ou en monothérapie), quel qu'il soit, ne se justifie pas en 1ère ligne de traitement de la polyarthrite rhumatoïde sévère, active, évolutive des patients adultes non précédemment traitée par le méthotrexate ou les autres traitements de fond (DMARD) (1ère ligne de traitement). Par conséquent, comme leurs comparateurs cliniquement pertinents, l'adalimumab, l'étanercept et l'infliximab, objets de la présente évaluation, n'ont pas de place en 1ère ligne de traitement de la polyarthrite rhumatoïde chez les patients non précédemment traités par le méthotrexate ou les autres traitements de fond (DMARD)." La HAS souhaite désormais le méthotrexate en première ligne (médicament de fond pour le traitement de la PR.) et les anti-TNF en seconde ligne pour les patients insuffisamment répondeurs ou intolérants au méthotrexate.

Les traitements

Les principaux objectifs du traitement de la PR évolutive grave sont de soulager la douleur, de prévenir et de limiter la destruction des articulations, de contrôler la maladie et, si possible, de la guérir. Si ces objectifs sont atteints, ils permettront d'éviter la perte de fonctions dans les activités quotidiennes et au travail et donc de préserver l'autonomie des patients avec une optimisation de leur qualité de vie. Le traitement est basé sur la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), d'antalgiques (éventuellement des corticoïdes) et sur la mise en place d'injections intra-articulaires de corticoïdes. La gravité de la pathologie impose généralement la nécessité d'un traitement de fond à base de méthotrexate, de léflunomide et de sulfasalazine ou d'anti-TNF alpha tels que l'adalimumab ou l'infliximab. Ces différents traitements, quoiqu'assez lourds, sont efficaces pour stopper la progression de la PR évolutive.

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