Le nombre de tasses de café qui réduit le risque d'AVC

Medisite - AA

Des chercheurs californiens révèlent qu'une tasse de café par semaine suffirait à réduire le risque d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque.

Des chercheurs de l'Ecole de médecine de l'Université du Colorado en Californie aux Etats-Unis ont réalisé une étude démontrant que boire du café pourrait être associé à une diminution du risque d'AVC et d'insuffisance cardiaque.

Diminution du risque d'AVC de 7%

Une tasse de café par semaine suffirait à réduire le risque d'AVC et d'insuffisance cardiaque. Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont utilisé une méthode connue sous le nom de "learning machine" qui signifie "apprentissage automatique", une forme d'intelligence artificielle qui cherche des sujets particuliers dans de grands ensembles de données. Les scientifiques ont analysé les données de l'étude du Framingham Heart Study et l'étude Atherosclerosis Risk in Communities Study, comprenant des informations sur ce que les gens mangent et leur santé cardiovasculaire. Sur un panel de plus de 15 000 personnes, ils ont retenu uniquement les informations provenant de 2 750 personnes qui ont été suivies pendant parfois 34 ans. Les résultats ont montré qu'au cours de l'étude, chaque tasse de café consommée par semaine était associée à une diminution de 7% du risque d'AVC et à une diminution de 8% du risque d'insuffisance cardiaque par rapport aux personnes qui ne buvaient pas de café.

Des facteurs de risques non identifiés

Les chercheurs tiennent à souligner que, si leur étude suggère "une association observée" entre la consommation de café et une diminution du risque d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque, ils ne peuvent confirmer officiellement leur hypothèse. De nombreux facteurs de risque d'insuffisance cardiaque et d'AVC sont déjà connus mais les chercheurs pensent qu'il existe encore des facteurs de risque non identifiés qui auraient pu influencer les résultats tel que l'âge, la pression artérielle et le niveau de cholestérol. Une des auteurs de l'étude, Laura M. Stevens, a déclaré dans un communiqué : "Nos résultats suggèrent que l'apprentissage automatique pourrait nous aider à identifier des facteurs supplémentaires pour améliorer les modèles d'évaluation des risques existants. Les outils d'évaluation des risques que nous utilisons actuellement pour prédire si quelqu'un peut développer une maladie cardiaque, en particulier une insuffisance cardiaque ou un accident vasculaire cérébral, sont très bons, mais ils ne sont pas fiables à 100%."

AVC et insuffisance cardiaque

Pour rappel, l'accident vasculaire cérébral ou AVC est un trouble aigu de la circulation du sang dans le cerveau. Un tel accident peut entraîner un arrêt d'une ou de plusieurs fonctions cérébrales.Notre coeur fonctionne comme une pompe qui aspire le sang des veines et l'injecte dans les artères où il apporte oxygène et carburants aux différents organes. Le débit du coeur s'adapte automatiquement aux besoins. Ainsi, lors d'un effort notre débit cardiaque augmente. Si la pompe est incapable d'assurer un débit adapté aux besoins, on parle d'insuffisance cardiaque.

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