Royaume-Uni : entre 2012 et 2016, 2.300 professeurs auraient aidé leurs élèves à tricher à un examen

Illustration. Une  eacute;preuve du bac.  (Minerva Studio/Shutterstock.com)
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Entre 2012 et 2016, plus de 2.000 professeurs auraient apporté une "assistance inappropriée" à leurs élèves durant les épreuves de l'un des plus prestigieux examens du Royaume-Uni.

D'importants soupçons de triche sont aujourd'hui portés sur 2.300 professeurs qui, entre 2012 et 2016, auraient ainsi apporté une "assistance inappropriée" à leurs élèves durant les épreuves de l'OCR, (Oxford, Cambridge and RSA Examinations), soit un comité d'examen parmi les plus réputés du Royaume-Uni.

Ce scandale a été révélé après que l'OCR a été appelé à répondre aux questions du Sunday Times par le commissaire à l'information. Dans son papier (article complet réservé aux inscrits), le journal britannique précise par ailleurs que l'OCR a tenté de supprimer les chiffres de cette triche d'ampleur.

Soupçons de professeurs tricheurs au Royaume-Uni : l'OCR a voulu cacher les chiffres

Des sanctions ont été opérées à l'encontre de plusieurs centaines d'enseignants. 113 ont été dirigés vers une formation, 83 ont été suspendus de leurs fonctions d'examinateur et 81 ont écopé d'un avertissement. Il est également apparu que sur la même période, 3.603 candidats aux examens avaient triché.

Une importante proportion de ces élèves, un millier, ont été disqualifiés des épreuves, et seulement quatorze du diplôme. Par voie de communiqué, l'OCR a tenté de montrer un visage irréprochable dans cette affaire : "Comme toutes les commissions d'examens, nous prenons très au sérieux chaque allégation de faute professionnelle et travaillons de concert avec les écoles pour résoudre ces problèmes vite et équitablement. Nous rapportons nos cas de fautes professionnelles chaque année à Ofqual."

Une comparaison avec les athlètes qui se dopent

Michelle Meadows, directrice exécutive de l'Ofqual (Office of Qualifications and Examinations Regulation), a affirmé songer à empêcher les enseignants d'instruire des étudiants sur des sujets déjà abordés lors de l'élaboration de l'examen, même si cette démarche n'éviterait pas "des problèmes vraiment épineux".

Alan Smithers, qui dirige le Centre pour l'éducation et la recherche d'emploi au sein de l'université de Buckingham, estime de son côté  que "tricher lors d'examens est semblable au fait de prendre des drogues lors d'épreuves d'athlétisme, et la punition [pour les enseignants] devrait être proportionnelle".

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