Le désespoir de la jeunesse tunisienne

Des Tunisiens manifestent contre la hausse des taxes et l #39;augmentation des prix dans la ville de Tebourba (nord de la Tunisie), mardi 9 janvier 2018. (FETHI BELAID / AFP)
Franceinfo - AA

Sept ans après la chute du président Ben Ali, la Tunisie, berceau du printemps arabe, est de nouveau en proie à une contestation populaire. La jeunesse est une nouvelle fois dans la rue réclamant la fin de l'austérité.

Ils défilent sur l'avenue Bourguiba, principale artère de Tunis, carton jaune à la main. Une nouvelle journée de colère s'est déroulée ce vendredi 12 janvier en Tunisie, à l'appel du mouvement "Qu'est-ce qu'on attend ?", initiateur de la contestation. C'est l'entrée en vigueur de la loi de Finances, entraînant une forte hausse des prix, de l'alimentation notamment, qui a poussé les Tunisiens à descendre dans les rues. Mais pour les manifestants, l'heure n'est pas à une nouvelle révolution. "Nous n'appelons pas à la chute du gouvernement ou du régime, nous demandons le retrait des articles de la loi de Finances qui pressurisent le peuple tunisien", explique à France 3 une manifestante. "Cette loi nous étouffe, c'est du vol, on en a marre", lance un second.

800 interpellations

À l'issue du défilé, quelques manifestants ont tenté de forcer le barrage policier, sans succès. Il n'y a d'ailleurs pas eu de violences aujourd'hui. Les nuits dernières, des heurts entre de très jeunes manifestants et la police se sont traduits par des arrestations massives. Près de 800 personnes ont été interpellées. Dimanche, jour d'anniversaire de Ben Ali, plusieurs organisations, dont des partis de gauche, ont appelé à des manifestations massives.

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