La folie meurtrière du régime syrien contre la Ghouta orientale 

Deux hommes pleurent un enfant dans une clinique de Douma, en Ghouta orientale, le 19 novembre 2017. | Hamza Al-Ajweh / AFP
Slate - AA

Alors que le sommet de Sotchi a ouvert mercredi ses portes pour discuter de l'avenir politique de la Syrie et préparer la reprise des négociations de paix prévue à Genève le 28 novembre, l'aviation syrienne continue de sillonner plusieurs régions du pays, dont la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas. Soumise à un déluge inédit de frappes aériennes et de tirs d'artillerie, près de 500 morts et blessés y ont été recensés en dix jours. 

Si le rythme de frappes s'est estompé à partir d'hier, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), près de 300 raids aériens et 1.100 obus et missiles sol-sol se sont abattus sur ce dernier fief rebelle aux abords de la capitale, faisant 104 morts civils, dont 26 mineurs et 4 secouristes des casques blancs, entre le 14 novembre -date du début de l'opération- et le 24 novembre; 410 blessés sont également à déplorer, «dont plusieurs dans un état grave», d'après le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. 

Cette opération d'une intensité inédite s'inscrit dans le cadre des dernières offensives d'envergure lancées par le régime depuis le début de l'année pour reconquérir le plus grand nombre de villes et de provinces, en vue des prochains pourparlers. Objectif: maximiser les gains territoriaux pour élargir la marge de manoeuvre diplomatique. À Deir Ezzor, par exemple, les forces loyales occupent désormais 52% de la province, selon l'OSDH, contre 2% avant le début de l'opération en septembre dernier, visant à chasser l'EI de son dernier bastion en Syrie. C'est le cas également de la badia syrienne (désert) ainsi que des provinces de Hama, Homs et Alep, «nettoyées» des dernières poches rebelles. En juin dernier, l'armée syrienne mettait la main, en parallèle, sur les derniers quartiers rebelles à l'intérieur de Damas, tenus par des groupes armés depuis 2012. 

«Le régime ne distingue plus entre civils et combattants»

Relativement épargnée jusque-là, la Ghouta orientale ...

Lire la suite sur Slate.fr


ANNONCES SHOPPING

X fermer la publicité
    Copyright © 2016