Qu'attendent donc les Démocrates pour destituer Donald Trump?

Manifestation pour l #39;impeachment de Donald Trump  agrave; San Francisco ( Eacute;tats-Unis), le 24 octobre 2017. | Justin Sullivan / Getty Images North America / AFP.
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Le 11 octobre, Al Green, député Démocrate, a pris la parole à la chambre des représentants et demandé à ses collègues d'entamer une procédure de destitution (l'impeachment) à l'encontre du président Trump.

La résolution de 15 pages de Green n'exposait pas un crime particulier -ce n'est pas une obligation- mais elle comprenait un exposé des faits dans lequel quasiment tous les Démocrates pouvaient se retrouver, où il citait les «appels à la suprématie blanche, au sexisme, au sectarisme, à la haine, à la xénophobie, à la haine raciale et au racisme par dénigrement, diffamation, manque de respect et par le biais de remarques désobligeantes à l'encontre des femmes et de certaines minorités» commis par Donald Trump.

Un impeachment «prématuré», selon les leaders Démocrates

Comme il s'agit du genre de résolution prioritaire à la Chambre, Green aurait pu imposer un vote sur le sujet -ce à quoi les Républicains, qui y sentaient une opportunité de diviser les Démocrates, auraient été ravis de se prêter. Mais lorsque le moment est venu, Green ne s'est pas présenté pour proposer formellement sa résolution au vote.

Cela a été un soulagement pour les autres Démocrates et tout particulièrement pour la cheffe de la minorité à la Chambre, Nancy Pelosi, qui avait parlé à Green le matin même.

Malgré leurs nombreuses évocations des transgressions de Trump, les leaders Démocrates essaient désespérément de réfréner l'idée de lancer une vraie procédure de destitution contre lui.

Pour les chefs de partis, les experts en stratégie et les Démocrates des circonscriptions où la course est serrée, l'idée de déclencher l'impeachment ne servirait qu'à détourner l'attention alors que s'est engagée une course électorale dans laquelle le parti espère se réapproprier la Chambre des représentants et, si les planètes s'alignent parfaitement, éventuellement le Sénat.

Devant un président à l'impopularité historique et des sondages qui penchent en leur faveur, les leaders Démocrates se hâtent, à la seule mention ...

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