Affaire des biens mal acquis : en Guinée équatoriale, un chantage à dix milliards d'euros

Le pr eacute;sident Obiang et son  eacute;pouse aux obs egrave;ques du pr eacute;sident gabonais Omar Bongo. (ISSOUF SANOGO / AFP)
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Six mois après un report pour lui permettre de préparer sa défense, le procès du vice-président de Guinée équatoriale, accusé de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable, s'ouvre lundi à Paris.

Le premier procès des "biens mal acquis" débute lundi 19 juin. Un procès que l'on doit à l'action que mènent depuis 10 ans les associations Sherpa et Transparency France. Premier cas jugé, celui du vice-président de Guinée, Théodorin Obiang, à qui l'on reproche d'avoir détourné plus de 100 millions d'euros et de s'être acheté de nombreux biens en France issus principalement de la corruption. Le principal prévenu, qui ne reconnaît pas la justice française dans ce dossier, n'y participera pas, soutenu par les autorités de son pays qui évoquent un complot et envisagent de possibles sanctions contre la France.

Une facture commerciale de dix milliards d'euros

L'affaire s'annonce comme une partie d'échec disputée sur plusieurs niveaux. Sur le plan judicaire, la Guinée ne reconnaît pas le tribunal français qui doit juger son vice-président et préfère de loin se référer à la justice internationale. Sur le plan médiatique, la Guinée use de mots chocs pour s'offusquer de ce procès : "dossier vide", "complot contre ses dirigeants", "racket judiciaire". Elle s'interroge même sur l'honnêteté de ses contracdicteurs. Enfin, sur le plan diplomatique, la Guinée se fait plus (...)

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