Pourquoi le Venezuela socialiste a financé l'investiture de Trump

Le pr eacute;sident du Venezuela, Nicolas Maduro, lors d #39;une  eacute;mission t eacute;l eacute;vis eacute;e  agrave; Caracas le 18 avril 2017. PRESIDENCIA/AFP.
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Pour l'investiture du président américain, il est coutumier que les grandes entreprises du pays fassent des donations pour aider à organiser l'événement. Cette année, Pepsi a par exemple donné 250.000 dollars, Walmart 150.000 dollars et la banque JP Morgan Chase 500.000 dollars. Parmi les donateurs les plus généreux, on trouve Citgo Petroleum, la filiale américaine de la compagnie pétrolière nationale du Venezuela, PDVSA, qui a donné 500.000 dollars.

Citgo, à l'origine une entreprise américaine, a été rachetée par le Venezuela dans les années 1980, et à partir des années 1990, a servi à financer les programmes sociaux mis en place par Hugo Chavez. Cette société possède plusieurs raffineries et pipelines aux États-Unis, et est fortement endettée envers Rosneft, une compagnie pétrolière russe liée aux oligarques et à Vladimir Poutine. 

Le business continue

Ce don de 500.000 dollars, révélé par un rapport de la Commission fédérale sur les élections (FEC), est étonnant dans la mesure où les relations diplomatiques entre Caracas et Washington sont particulièrement mauvaises. Alors que le président Nicolas Maduro est confronté à la colère de milliers de manifestants, il a accusé les États-Unis de fomenter un coup d'État contre lui. Du côté américain, la Maison-Blanche a publié un communiqué condamnant la répression des manifestations (trois personnes sont mortes le 20 avril).

Il est aussi surprenant que le Venezuela soit si généreux dans la mesure où le pays traverse une crise économique profonde, avec pénurie alimentaire, hyper-inflation et hôpitaux sans médicaments. Malgré tout, les États-Unis restent le premier partenaire commercial du Venezuela, et un de ses seuls clients qui paye à temps pour le pétrole qu'ils achètent. D'où l'importance d'essayer de maintenir des relations cordiales.

Interviewé par la BBC, le professeur d'affaires publiques Jose Manuel Puente explique:

«La révolution (bolivarienne) est pragmatique. Dix-huit ans après le début de la révolution, les États-Unis demeurent le partenaire commercial principal du pays. Le

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