Malgré la désastreuse visite de Macron, «le bon sens finira par l'emporter en Corse»

Des r eacute;sidents corses d eacute;ploient le drapeau de l #39; icirc;le  agrave; Bastia, le 7 f eacute;vrier 2018. | Ludovic Marin / AFP
Slate - AA

Le voyage du président de la République en Corse, les 6 et 7 février 2018, sera à marquer d'une pierre noire dans les relations déjà très dégradées entre la France et la Corse: il a été la quintessence du mépris et, en fait, du refus de tout véritable dialogue constructif -en témoigne l'accumulation de préalables sous forme de «lignes rouges» rendus publics,  dans tous les contacts préliminaires. 

Le constat est valable aussi bien pour le Premier ministre que pour Jacqueline Gourault, «Madame Corse» du gouvernement, ou pour Gérard Larcher, le président du Sénat -dont le progressisme et celui de son institution sont avérés et proverbiaux!

Ont seulement émergé de ce «front du refus», l'écoute, la compréhension, la volonté et la nécessité impérieuse de dialogue de François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, de nombreux maires de France, de membres de l'Association des régions de France ainsi que de nombreuses personnalités politiques -sans compter les comptes rendus objectifs de dizaines d'organes de presse français et étrangers.

Provocations

Le déplacement de Monsieur Macron, tout de même placé sous le signe de l'espoir, a confirmé la fermeture actuelle totale de la position de l'État sur la «question politique corse», pourtant posée avec acuité depuis cinquante ans.

Depuis des semaines, les responsables du gouvernement et du Sénat ont, par petites touches, dessiné un certain nombre d'interdits qui vidaient les futures rencontres avec les élus de la Corse de tout intérêt et esquissaient non pas un échange fructueux, mais un protocole de capitulation insulaire. Nous ne pensions pas que l'humiliation, les insultes et les provocations viendraient compléter et envenimer cette politique désastreuse.

La première journée a été marquée par la commémoration de l'assassinat du préfet Érignac, et on comprend mieux a posteriori pourquoi cette date a été choisie et instrumentalisée par l'Élysée. 

La présence de la famille nous imposait une grande retenue et la légitimité de leur émotion et de leur condamnation de l'acte était normale. Nous avons observé une attitude de respect et de réserve.

Le choix d'amener Monsieur ...

Lire la suite sur Slate.fr

ANNONCES SHOPPING

X fermer la publicité
     © Free 2018