Immigration. « Doublement » des placements en rétention après l'attaque de Marseille

Le centre de r eacute;tention administrative de Rennes Saint-Jacques-de-la-Lande. (Photo archives Ouest-France /David Ademas)
Ouest France - AA

Pour l'association La Cimade, qui intervient dans les centres de rétention administrative, « la machine à expulser s'affole ». Le nombre d'étrangers placés en rétention a doublé par rapport à l'an dernier, annonce-t-elle ce jeudi, notamment dans le sillage de l'attentat de Marseille début octobre et de la polémique qui avait suivi.

La rétention administrative permet de retenir un étranger faisant l'objet d'une décision d'éloignement, dans l'attente de son renvoi forcé. Il y a des centres de rétention administrative (Cra) dans toute la France.

Dans ceux où la Cimade intervient, « le nombre de personnes enfermées a doublé par rapport à la même période en 2016 : du 2 octobre au 8 novembre 2017, 1 058 personnes y étaient privées de liberté, contre 569 l'an passé », affirme l'association de défense des étrangers, dans un communiqué.

 

« Instructions données aux préfets après l'attentat de Marseille »

La Cimade voit là l'effet du « développement des contrôles au faciès et des contrôles frontières sous prétexte de lutte antiterroriste », mais aussi des « instructions données aux préfets après l'attentat de Marseille ».

Lors d'une audition devant une commission de l'Assemblée nationale ...


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