Sur la sécurité sociale, François Fillon concède n'avoir pas été "bon", ni "clair"

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Droit dans ses bottes. François Fillon n'a presque pas lâché de lest ce 11 janvier sur RMC/BFM TV. Invité de Jean-Jacques Bourdin, le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle a confirmé qu'il maintenait en l'état l'essentiel des propositions qui lui ont permis de remporter la primaire de la droite en novembre. Son programme "ne sera pas amendé, il sera enrichi."

La suppression de 500 000 postes de fonctionnaires reste donc d'actualité : "C'est 8 % des effectifs de la fonction publique, a rappelé François Fillon. Nous avons un niveau de dépense publique insupportable (...), on sait que cette situation n'est pas tenable." 

Abrogera-t-il la loi sur le cumul des mandats comme le lui demandent de nombreux parlementaires LR ? "Non, répond François Fillon. J'ai fait campagne en disant que je ne reviendrais pas sur cette loi, j'ai été élu à la primaire, ce n'est pas pour changer aujourd'hui de position."

Supprimera-t-il le 49-3 ? "Je ne touche pas à la Constitution et à son équilibre. Il y a des apprentis sorciers qui manipulent la Constitution."

François Fillon a aussi recadré ses troupes. Un peu plus tôt sur RTL, Laurent Wauquiez a estimé que "le programme de François Fillon doit être amendé. Du sang et des larmes, ça ne suffit pas, il faut un peu oublier cela." L'intéressé répond : "Je pense qu'il est inutile de reprendre les mots de la gauche. Du sang et des larmes, c'est aujourd'hui, ce n'est pas le programme que je propose."  Mais il ne ferme pas totalement la porte à Laurent Wauquiez : Si le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a des idées pour enrichir le programme, "il est le bienvenu".

Pas de défiscalisation des heures supplémentaires

L'ouverture a toutefois ses limites : François Fillon ne veut pas défiscaliser les heures supplémentaires comme le réclame Wauquiez. "Nous sommes en 2017, pas en 2007, recadre-t-il. Aujourd'hui ça n'aurait aucun sens de subventionner les entreprises pour que les Français travaillent plus, de les subventionner pour les 35 heures (...) et d'emprunter sur les marchés internationaux pour financer tout ça."

Finalement, la seule inflexion est à relever du côté de son projet de réforme de la Sécurité sociale. Sur ce dossier, François Fillon concède : "On n'a pas été bons, on n'a pas été clair dans nos propositions (...). Ce que nous avions écrit a été mal compris, je l'ai retiré, j'ai lancé un débat avec l'ensemble des responsables de la santé (...), je referai des propositions avant la fin du mois de janvier ou le début du mois de février." Mais l'objectif reste le même : François Fillon veut une "meilleure répartition entre les mutuelles et la Sécurité sociale."

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