Détenus islamistes : l'inquiétude des surveillants de prison

Un surveillant de la prison de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais. nbsp; (MAXPPP)
Franceinfo - AA

Les gardiens de prison expriment leur malaise après l'agression de trois d'entre eux jeudi 11 janvier à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). L'auteur des faits est un détenu considéré comme le cerveau des attentats de Djerba (Tunisie).

Les surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) sont en colère. Pour eux, les mesures de sécurité autour du détenu Christian Ganczarski n'étaient pas suffisantes. Condamné à 18 ans de réclusion criminelle, le terroriste devait sortir le 24 janvier de prison et probablement être extradé vers les États-Unis pour être entendu sur les attentats du 11 septembre.

La direction a-t-elle fait preuve de légèreté ?

Persuadée que le terroriste était prêt à tout pour échapper à un transfert outre-Atlantique, l'administration pénitentiaire le place le 5 janvier en cellule d'isolement. Ce jour-là, les surveillants portent un équipement spécifique. Trois jours plus tard, ces mesures d'incarcération sont allégées par la direction. Pour les surveillants de prison, la direction a fait preuve de légèreté dans la sécurité autour du détenu. Dans les semaines qui viennent, des jihadistes de retour de Syrie seront à leur tour incarcérés dans différentes prisons, ce qui inquiète déjà les surveillants. Leurs syndicats appellent à un blocage total des prisons à partir de lundi matin.

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