Jean d'Ormesson, trésor des lettres à l'œil et au sang bleu

Jean d #39;Ormesson s rsquo;est  eacute;teint  agrave; son domicile de Neuilly dans la nuit du 4 au 5 nbsp;d eacute;cembre. (AFP)
Ouest France - AA

L'écrivain Jean D'Ormesson est décédé à son domicile de Neuilly dans la nuit du 4 au 5 décembre, vaincu par une crise cardiaque à l'âge de 92 ans. Portrait d'un amoureux de la vie dont l'œuvre trahissait l'obsession pour le temps qui passe et la disparition.

Lui qui avait été si mondain ne sortait plus guère. Son esprit était toujours aussi vif, mais son corps, qui avait dû affronter un cancer, le lâchait doucement. En janvier, Jean d'Ormesson s'était pourtant permis une sortie parisienne au déjeuner organisé par L'Express en l'honneur des écrivains les plus vendus de l'année.

À 90 ans passés, il s'accordait le luxe de figurer deux fois au palmarès, avec Le guide des égarés (12e) et Je dirai malgré tout que cette vie fut belle (15e). Au bras de sa fille, l'éditrice Héloïse d'Ormesson qui le couvait affectueusement, il déclinait les sollicitations avec son exquise politesse aristocratique, l'œil bleu toujours aussi pétillant : « Je vais me reposer, j'arrête de parler de ces livres-ci. On se verra pour le suivant ! »

Obsession de la mort

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle revenait sur sa vie, qui traversa le siècle passé et ses tourments, son enfance aristocratique, son a...


Plus d'infos sur Ouest-France.fr

ANNONCES SHOPPING

X fermer la publicité
    Copyright © 2016