Île-de-France : jugés pour proxénétisme aggravé sur des jeunes filles et trafic de stupéfiants

Prostitution (photo d #39;illustration) ( aerogondo2/Shutterstock.com)
24matins - AA

En ce mardi, le tribunal correctionnel de Créteil juge cinq hommes accusés de trafic de stupéfiants et de proxénétisme aggravé en Île-de-France sur plusieurs jeunes filles. Leurs victimes, des camarades de lycée voire leurs petites-amies.

Les faits ont commencé à être révélés en 2012, quand une femme découvre que sa s?ur se prostitue. Après une plainte déposée pour proxénétisme et l'ouverture d'une enquête, quatre hommes âgés de 19 à 28 ans sont interpellés cinq mois plus tard. Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre d'un cinquième suspect, toujours introuvable.

Ces cinq individus sont jugés en ce mardi par le tribunal correctionnel de Créteil pour proxénétisme aggravé sur plusieurs jeunes filles, qu'ils auraient fait travailler dans des hôtels d'Île-de-France. Les victimes en question ont 16, 18 et 20 ans. Pour elles, il n'a toutefois jamais été question de "prostitution" mais plus d'"escorting".

La plus jeune victime se prostituait depuis l'âge de 14 ans

Comme l'évoque RTL.fr, ces jeunes filles semblaient plus ou moins consentantes ici, entretenant ainsi un rapport de séduction avec leurs proxénètes qui étaient des camarades de lycée voire même leurs petits-amis. C'est la plus jeune, prostituée depuis l'âge de 14 ans, qui a présenté les deux autres jeunes filles au groupe de garçons.

Arthur Melon, responsable plaidoyer de l'association Agir contre la prostitution des enfants s'étant portée partie civile dans le procès, a parlé d'un proxénétisme de "petit niveau, presque le fait d'amateurs". À sa tête, deux paires de frères.

Jusqu'à 48.000 euros gagnés par mois, puis confisqué

Les clients étaient trouvés via des petits annonces passées sur la toile, et les jeunes "escorts" restaient enfermées "de midi à deux heures du matin dans des chambres d'hôtels parisiens du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine". L'un d'elles a confié gagner jusqu'à 48.000 euros par mois, en sachant que l'argent rapporté était confisqué par les proxénètes après chaque passe.

On apprend de même que les deux chefs du groupe fournissaient de la cocaïne et du cannabis aux jeunes filles, qui seront devenues dépendantes de ces drogues. Les cinq hommes interpellés sont d'ailleurs aussi poursuivis pour trafic de stupéfiants. Ils encourent une peine maximale de dix ans de prison.

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