CSG : faites-vous partie des 23 millions de gagnants ?

 (AFP / Ludovic Martin )
Capital - AA

Le transfert progressif de 22 milliards d'euros de cotisations salariales vers la CSG va faire beaucoup d'heureux. Mais certaines catégories vont y laisser pas mal de plumes.

Avant d'analyser ses effets sur nos portefeuilles, rappelons cette vérité si souvent oubliée lorsque l'on parle de la CSG : du point de vue des finances publiques, sa substitution aux cotisations sociales est une mesure tout à fait salutaire. Elle permet en effet de corriger le défaut majeur de notre système de protection sociale, bien trop assis depuis toujours sur les revenus du travail. Au nom de quoi les entreprises et leurs salariés devraient-ils être les seuls à biberonner la politique familiale et les premiers à jouer les vaches à lait pour la Sécu ? Non seulement ce n'est pas équitable, mais cela fait de la France la championne du monde des charges sociales... et la patrie du chômage de masse.

En passant en partie le flambeau à la CSG, dont l'assiette est plus large puisqu'elle inclut les revenus du capital et les pensions, Emmanuel Macron cherche d'abord à faire baisser cette pression sur notre appareil productif. Cela, personne ne pourra le lui reprocher. Le problème, c'est qu'un transfert de prélèvements aussi massif (22 milliards) ne peut pas générer que des sourires, comme l'indique le tableau ci-dessous, réalisé avec l'aide de Florent Belon, de Fidroit.

Du côté des gagnants, les salariés du privé, bien sûr. La hausse de la CSG sur leur feuille de paie étant inférieure à la baisse de leurs cotisations sociales, ils vont grappiller, à partir d'octobre 2018, près de 1,75% de pouvoir d'achat. Soit environ 260 euros (...) Cliquez ici pour voir la suite

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