"Les toits, les parkings, les caves" : à Marseille, l'agriculture urbaine gagne de plus en plus de terrain

L #39;agriculture urbaine est en plein essor en France. Ici, sur le toit d #39;un centre commercial  agrave; Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), en novembre 2016. (Photo d #39;illustration) (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)
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De mardi à jeudi, Marseille organisait les journées des agricultures urbaines en Méditerranée. Autrefois cantonnée aux jardins partagés des quartiers défavorisés, ce type de culture gagne de plus en plus de terrain au sein des villes. 

Marseille organisait du mardi 7 au jeudi 9 novembre les journées des agricultures urbaines en Méditerranée. Cette tendance gagne de plus en plus de terrain en France, loin du traditionnel jardin partagé mis en place dans les quartiers défavorisés, au début de ces cultures. De plus, l'ONU recommande l'agriculture urbaine pour assurer une sécurité alimentaire. En utilisant tous les espaces délaissés dans les villes pour produire en petites quantités et sans pesticide, les agriculteurs urbains rivalisent d'inventivité pour concilier deux notions qui peuvent paraître antinomiques au premier abord.

Cultiver sur le bas côté d'une voie rapide

Les agriculteurs urbains cultivent généralement des tomates ou du persil sur des balcons ou des bouts de trottoir. Fabrice Thuillier vise les bas côtés des autoroutes urbaines. Avec son association Heko, il va végétaliser la L2, une voie rapide qui traverse le nord de Marseille, à partir du mois de janvier. "Le pari qu'on a passé avec la L2 est de récupérer les espaces qu'ils vont délaisser à l'issue de la construction de l'autoroute, sur les bas cotés", explique-t-il.

Dans un premier temps, ces (...)

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