Guerre civile syrienne

Bachar el-Assad, Daech, … qui sont les acteurs de la guerre civile syrienne ? La guerre civile en Syrie découle directement du « Printemps arabe », ces vagues massives de contestations populaires qui ont soulevé plusieurs pays du Monde arabe à partir de décembre 2010. En mars 2011, la crise s’étend à la Syrie. De nombreuses manifestations, pacifistes pour la plupart, s’organisent aux quatre coins du pays pour contester le régime en place. Les manifestants réclament le départ du président, Bachar el-Assad. Ce dernier réagit violemment et ordonne une répression des mouvements de foule par les armes. L’armée est envoyée, le bilan est terrible. Plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés, civils comme militaires. La répression violente de Bachar el-Assad ne tarde pas à mettre le feu aux poudres. Les manifestations s’intensifient, jusqu’à devenir une véritable rébellion armée. Une partie de l’armée syrienne refuse les ordres du gouvernement et créé l’Armée syrienne libre, un mouvement nationaliste et démocratique opposé au régime de Bachar el-Assad. Quand la guerre civile devient une guerre politico-religieuse À partir de là, une multitude de mouvements dissidents voient le jour. Ces factions rivales cherchent à imposer leur idéologie et se combattent entre elles tout en luttant contre le régime de Bachar el-Assad, menant le pays droit à la guerre civile. De toutes les factions armées enflammant le territoire, trois sortent du lot en plus de l’Armée syrienne libre. Le Front islamique, le Front al-Nosra et Daech Le Front islamique est une brigade armée composée d’islamistes modérés et d’extrémistes salafistes. En 2013, le Front islamique prend le pas sur l’Armée syrienne est devient le principal acteur de la rébellion contre le gouvernement. Vient ensuite le Front al-Nosra, un groupe salafiste djihadiste affilié à Al-Qaïda. Ce groupuscule est issu de l’État islamique d’Irak mais s’en sépare en 2013. Le troisième groupe n’est autre que l’État Islamique, aussi connu sous le nom de Daech. Le mouvement se réclame d’idéologie salafiste djihadiste et prône un retour à l’islam des premiers siècles à l’aide d’un djihad armé et violent. Daech apparaît en Syrie en avril 2013 et appelle à la réunification avec le Font al-Nosra. Ce dernier refuse et les deux factions entrent en conflit direct. Syrie : plus de 300.000 morts et 5 millions d’émigrés La guerre civile syrienne est à l’origine de très lourdes pertes, plus de 300.000 morts depuis le début du conflit selon plusieurs organisations internationales. Plus de cinq millions de syriens auraient fui le pays, soit un quart de la population.

L’État Islamique d’Irak et au Levant, alias Daech

Retrouvez sur cette page toute l’actualité liée à l’État Islamique. L’État Islamique (EI) est une organisation militaire à visée politico-religieuse, également connue sous le nom de Daech, de son acronyme arabe Dāʿiš, ou d’ISIS en anglais. Elle est classée comme organisation terroriste par les Nations unies, l’Union européenne, la Ligue arabe ainsi que de nombreux pays. L’État Islamique se réclame d’idéologie salafiste djihadiste. Autrement dit, le mouvement prône un retour à l’islam des premiers siècles - qui serait le seul et unique islam valable selon ses partisans - à l’aide d’un djihad armé et violent. La naissance de l’État Islamique L’EI est né en 2006 des suites de la guerre en Irak. Plusieurs groupes djihadistes, dont Al-Qaïda, s’étaient ligués en un Conseil commun qui a muté pour devenir l’État Islamique en Irak, qui évoluera lui-même en État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) lors de sa progression en Syrie. Finalement, en 2014, l’EIIL redevient l’État Islamique après qu’il a instauré un retour au califat dans les zones qu’il contrôle. À sa tête, le successeur de Mahomet et calife autoproclamé Ibrahim, ou Abou Bakr al-Baghdadi de son vrai nom. Le djihad régional devenu djihad global En août 2014 est formée la coalition contre l’État Islamique. Elle rassemble 22 pays, dont la France, les États-Unis, l’Allemagne, les Émirats arabes unis ou encore le Canada. La coalition organise plusieurs frappes aériennes, américaines pour la plupart, en Irak et en Syrie pour affaiblir l’EI. La réponse de l’organisation terroriste ne se fait pas attendre : le djihad régional devient un djihad global. Qui n’est pas avec l’EI est contre l’EI. Cette décision marque le début des attaques contre l’Occident comme la fusillade d’Ottawa au Canada en octobre 2014, la prise d’otage de Sydney en Australie en décembre 2014 ou encore celle du magasin Hyper Casher à Paris le 9 janvier 2015, en coordination avec les attentats contre le journal Charlie Hebdo perpétrés par Al-Qaïda. Plus récemment, l’État Islamique a revendiqué les attentats de Paris du 13 novembre 2015 qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés.

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